Une nouvelle version de Fedora, Fedora 13

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Une fois n’est pas coutume, enfin si, à force, parlons de Linux et du monde libre. En ce mardi 18 mai 2010, comme tous les six mois, la célèbre distribution GNU/Linux libre et gratuite Fedora nous propose une nouvelle version après plusieurs semaines de développement. Cette 13e version répond au nom de Goddard, un nom qui lui a été donné en l’honneur d’un ingénieur physicien américain : Robert H. Goddard (1882-1945).

Fedora est une distribution communautaire sponsorisée par Red Hat, lui fournissant des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora se présente comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle inclut davantage de nouveautés par rapport à d’autres distributions jugées plus stables.

Fedora garde toutefois un rôle central dans le développement de ces nouveautés via le développement en upstream. En effet, les développeurs de Fedora participent également au développement d’un certain nombre de logiciels libres dont Linux (kernel), GNOME, NetworkManager, PackageKit, PulseAudio, X.org et la suite de compilateur GCC.

Par ailleurs, les distributions RHEL et CentOS (plus indirectement), plus professionnelles et plus stables, sont développées à partir d’une version de Fedora, environ tous les 18 à 24 mois. Notons que CentOS est un clone gratuit de RHEL, cette dernière étant certes libre mais payante, offrant ainsi un support technique et une garantie.

L’installation et matériel Fedora

L’installateur de Fedora, Anaconda, a été totalement réécrit pour la partie partitionnement. Les explications sont plus claires et le partitionnement devient accessible au plus grand nombre.

L’effort a été mit dans le support des webcams, l’ajout de nouveaux pilotes et de nouvelles options permettant d’améliorer la qualité de l’image et son paramétrage. Une partie de ces ajouts se répercuteront dans les prochaines versions du noyau Linux.

Un nouveau système de fichier —le successeur de l’ext4— qui porte le nom de Btrfs sera supporté par défaut. Bien qu’il se montre plus rapide, il en reste pas moins instable encore et déconseillé à un usage de production. Ce nouveau système de fichier est également capable de créer des clichés léger permettant de basculer le système de fichiers à l’état précédent, ce qui peut s’avérer très utile (aux développeurs notamment).

Grâce à PackageKit, maintenant si on ajoute ou que l’ordinateur détecte une imprimante dont il n’a pas les pilotes, il tentera de les installer automatiquement via un paquet RPM sur les dépôts.
De même que Yum maintenant gère plus finement les paquets de langues des logiciels. Quand on installe un logiciel lourd qui possède plusieurs langues comme KDE, Mozilla ou OpenOffice.org, seulement la langue du système et l’anglais s’installeront automatiquement. Ceci permet d’alléger le système et améliorer l’expérience utilisateur qui se trouvait devant un logiciel en anglais alors que sa langue était disponible.

Les environnements graphiques Fedora

Comme pour d’autres distributions récentes dont Ubuntu 10.04, les environnements graphiques proposés par défaut seront GNOME 2.30 et KDE SC 4.4. Concernant KDE, on peut observer des nouveautés concernant le gestionnaire de bureau (Plasma), et le gestionnaire de fenêtres (KWin). Pour ce qui est de GNOME, cette version n’apporte moins de changement que la version précédente mais on peut toutefois noter l’apparition d’un mode d’affichage partagé au niveau du navigateur de fichier (Nautilus), assez pratique pour la copie de fichier.

Pour les développeurs :

Les développeurs pourront profiter de l’intégration de la version 6.8, sortie en décembre dernier, de l’EDI multi-langages NetBeans. Depuis cette version 6.8, NetBeans est le premier EDI offrant un support libre et complet sur les spécifications Java EE 6, rendant ainsi le développement Java plus agréable sur Fedora 13.
Image utilisateur

Python 3 est installé en parallèle, ce qui permet aux développeurs d’écrire et exécuter du code Python 2.6 et 3.1. Par ailleurs, des bibliothèques supplémentaires sont et seront fournies en plus de la bibliothèque standard. Ce support de Python 3 fait de Fedora une plateforme idéale au développement rapide d’applications robustes et de faciliter la migration à la nouvelle version.

Posted by Éric Durant   @   3 May 2010 0 comments
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