Rentabilisation

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Articles sur la rentabilisation

La rentabilisation concerne ici le fait de rentabiliser son site internet. On dit aussi monétiser, ce qui est plus logique en soit parce que “générer de l’argent” n’équivaut pas forcément à une rentabilisation, mais pour éviter les confusions, au long de l’article je parlerai exclusivement de ce second terme plutôt que monétisation.

Introduction à la rentabilisation

La rentabilisation est certes devenue un priorité pour de nombreux webmestres et blogueurs, bien qu’elle ne soit pas nécessaire au fonctionnement d’un site web, et c’est pour cela que nous avons décidé d’en faire un article sur le blog Zlowtech. J’aime bien parler de moi au pluriel, ça fait important. Genre “Nous”, “notre équipe de spécialistes”, “nos études techniques en matière de pratiques commerciales du web” et “nos analyses des méthodes de rentabilisation de sites“.
Tout ça pour dire que de nombreux outils existent pour faciliter la monétisation d’un site internet, encore faut-il choisir les bons.

Dans ce billet, je vais vous présenter six principes différents de rentabilisation de sites web. Aucune ne vaut mieux que l’autre, et certaines d’entre-elles (si ce n’est toutes) peuvent être utilisées simultanément.

Concernant la rentabilisation

Avant de commencer, j’aimerai éclairer vos lanternes sur quelques points controversables, et vous savez à quel point on aime la controverse chez Zlowtech, sous forme de questions-réponses sans questions. À noter je ne garanti ni l’intégrité des réponses ni celle des questions (implicites) :

1. La meilleure méthode de rentabilisation ? C’est encore le trafic. On voit souvent sur les forums de webmestres genre DigitalPoint, ou dans une moindre mesure WebRankInfo (ils en sont encore à apprendre à localiser les touches sur le clavier donc on ne peut pas trop leur en vouloir) des utilisateurs poser des questions que je qualifierai d’idiotes. Sur DigitalPoint c’est encore plus comique parce que les mecs ne maîtrisent absolument pas l’anglais (ni la ponctuation), on trouve des titres genre “Infolinks vs Kontera which is good” ou “What is good PPC click”. Ces questions concernent souvent les régies publicitaires, où ils demandent ou à connaître la meilleure régie publicitaire CPM ou à comparer plusieurs autres. Autre cas de figure, ils s’amusent à dégoter des régies publicitaires inconnues du web (même pas indexées sur google parfois), qui sont généralement du second ou troisième tiers et demandent aux membres d’en dire ce qu’ils pensent. L’ennui c’est que les utilisateurs en questions ont souvent des sites générant entre 10 et 500 visiteurs uniques par jour, et à ce stade honnêtement, quel intérêt de chercher des régies inconnues, au risque de se faire arnaquer, ce qui arrive assez souvent malheureusement (les régies ne paient pas ou ferment leurs portes assez vite) juste pour gagner 0.001€ eCPM. Pour 500 visiteurs / jour ça n’en vaut pas la peine. Vous pouvez afficher autant de bannières de publicités que vous voulez, si vous n’avez pas un trafic conséquent, c’est sans intérêt.

2. Le trafic ne fait pas la rentabilisation. Il n’y a pas de facteur unique qui détermine la rentabilisation d’un site internet. Il peut très bien exister des sites de seulement 60 visiteurs français par jour bien plus rentables que d’autres de 20 000 visiteurs français (si si, c’est possible, de même qu’une prostituée de luxe se limitant à un seul client par nuit gagne plus que ta sÅ“ur). Excusez l’analogie, mais pour une fois c’était cohérent.

La rentabilisation

Paiement aux vues

La rentabilisation par paiement aux vues, aussi appelée rentabilisation CPM, consiste à comptabiliser non pas les clics des visiteurs, mais le nombre de vues. Pour définir ce qu’est une “vue”, il faut savoir de quel CPM on parle, il existe le CPM Raw et, non pas le CPM Smackdown, mais bien le CPM Unique. J’ai essayé de battre le record de la blague la plus stérile de la blogosphère (que je détiens déjà j’imagine). La différence est toute simple à assimiler, le CPM Unique rémunère au visiteur unique tandis que le CPM Raw rémunère au nombre de pageviews (avec souvent des limites, genre ils cessent de comptabiliser à partir de 5 pageviews par 24 heures pour un même visiteur unique). La très vaste majorité des régies publicitaires CPM rémunèrent au CPM Unique, cependant certaines exceptions subsistent (RockYou Media).

Il y a aussi plusieurs formats de rentabilisation CPM, les bannières ou encarts traditionnels, les full-pages popularisés par AdBrite, les slide-ins, les vidéos et d’autres encore.

Pour plus d’informations au sujet de la rentabilisation par CPM, je vous envoie vers mon article sur les régies publicitaires CPM. Les réseaux publicitaires que je recommande pour la rentabilisation CPM sont AdBrite, TribalFusion, Valueclick Media. Liste non exhaustive, à mon habitude. Ça laisse du suspense et tout, les chix adorent.

Paiement au clic

Autrement appelé CPC (Coût par Clic), ou PPC (Pay per Click) dans les pays anglophones, la rentabilisation par paiement au clic fonctionne sur un système extrêmement simple : vous êtes payés à chaque fois qu’un visiteur clique sur vos annonces publicitaires. J’ai d’ailleurs rédigé un billet comparant CPM et CPC sur ce même blog. Pour les annonceurs, les régies publicitaires CPC les plus utilisées sont Facebook, Google Adwords, Yahoo! Search Marketing et Microsoft AdCenter. Pour les éditeurs en revanche, le choix est plus limité. Le maître incontesté du CPC est Google Adsense, pour faire simple, c’est lui qui paiera le mieux, en quasiment toute circonstance. Google Adsense propose exclusivement des bannières et encarts publicitaires, cependant il existe d’autres formes de CPC, et j’en citerai une : les In-Text Ads (abréviation de Inline Text Ads). Ce sont des publicités placés directement sur le mot-clé en question, vous pouvez en voir de temps à autre sur Zlowtech. Les régies les plus connues proposant l’in-Text Advertisement sont Infolinks, AdBrite et Kontera.

Vente directe

Clickbank. Rien d’autre à dire, mais vu que je tente pour une fois de faire un article à peu près politiquement correct, je vais tenter d’étayer. Clickbank est une plateforme d’affiliation où vous vendez des produits, souvent digitaux (genre e-books). L’intérêt, c’est qu’à l’inverse de programmes d’affiliation classiques où vous touchez 2% sur les ventes, sur Clickbank vous gagnez souvent bien au-dessus de la moitié du prix de vente (souvent 75%). Pour promouvoir les produits Clickbank, de très nombreuses options s’offrent à vous : articles sponsorisés, positionnement payant dans les moteurs de recherches, et bien d’autres encore. Les alternatives à la rentabilisation via Clickbank sont eBay et Amazon Affiliates, bien que ceux-ci soient à cheval entre vente directe et plate-forme d’affiliation.

Plate-forme d’affiliation

Une plate-forme d’affiliation est une alternative sérieuse à la vente directe ou aux régies publicitaires traditionnelles. Celle-ci liste les offres des annonceurs, qui sont soit des ventes soit des actions (genre soumettre son e-mail, valider son inscription sur un site,etc…). La rentabilisation par affiliation peut se révéler très lucratives si vous avez un fort taux de conversion, ce qui implique un trafic ciblé et/ou important.

Je citerai en premier lieu Commission Junction, parce que de toutes les plate-formes d’affiliation, c’est une des rares qui ne soit pas exclusivement dominée par le marché et les offres anglophones, comme c’est malheureusement le cas pour les deux autres régies que je vais présenter. Bon relativisons, il y a quand même une bonne cinquantaine d’offres différentes pour les visiteurs français sur AdscendMedia, mais on est loin des centaines (voir milliers, mais je vous avouerai que je n’ai pas compté) d’offres pour la France de Commission Junction. La dernière régie publicitaire que je présenterai, j’ai longtemps hésité à le faire et vous verrez pourquoi, est Peerfly. Sur Peerfly, si vous avez un site en français, je vous souhaite bonne chance. À l’heure actuelle, il y a 3 offres qui convertissent pour les visiteurs français. Cependant, c’est voué à évoluer, qui plus est de nouvelles offres apparaissent toutes les semaines.

Pour conclure :

  • Sur Commission Junction vous avez beaucoup plus d’offres. Beaucoup beaucoup plus. En faites il y a des chances pour qu’il y ait plus d’offres sur CJ.com que de visiteurs mensuels sur votre site, relativisez. De plus, deux à trois nouvelles possibilités d’affiliations en moyenne font leur apparition sur le site chaque jour.
  • Sur AdscendMedia et Peerfly, vous avez un tracking temps réel et des statistiques faciles d’accès et complètes, bien que celles de CJ soient également efficaces.
  • Sur AdscendMedia et Peerfly, après votre inscription vous avez directement accès à 99% des campagnes, tandis que sur CJ seules 5% des offres sont auto-approve.
  • Sur Commission Junction, l’inscription est validée automatiquement contrairement à Peerfly et Adscend Media. Cependant, cette dernière ne prend généralement guère plus d’une semaine, grand maximum.
  • Sur AdscendMedia et Peerfly, je constate que les offres convertissent sensiblement mieux que sur CJ.
  • Sur AdscendMedia et Peerfly, les éditeurs peuvent être payés par Paypal.
  • Sur Commission Junction, vous avez un tracking au nombre de pageviews (via source externe javascript) ce que ne proposent pas les deux autres cons. Voilà, ça me gave cette liste.

Vente de liens

Aïe. Je vous préviens je m’expose gravement en parlant ainsi de la vente de liens. Je risque la peine capitale là, un peu à l’image des blogueurs Libyens ou Pakistanais qui médisent la politique de leurs pays. Dans une moindre mesure, car je ne risque que le bac à sable, enfin avec Google on ne sait jamais…

Petit disclaimer : Zlowtech ne revendique ni n’encourage sous aucune circonstance la vente, la location, l’achat ou l’échange de liens textuels. Les risques liés à la vente de liens sont le sandbox et la perte de Google Pagerank, qui représente un important argument de vente.

La vente de liens textes est une méthode de rentabilisation des plus fructueuse, et des plus stables. Cette pratique consiste à vendre des emplacements publicitaires sous formes de liens textes dofollow, faisant bénéficier l’annonceur/l’acheteur de visites supplémentaires vers son site, mais surtout d’un lien visible par les moteurs de recherches.

Je vais présenter trois régies publicitaires permettant la rentabilisation par vente de liens, peut-être plus par la suite si je rédige un article complet sur le sujet.

Text-Link-Ads est une agence de publicité spécialisée dans la rentabilisation par vente de liens textes. Text-Link-Ads propose deux formes de liens textes, les Text Link Ads traditionnels, liens textuels positionnés dans la sidebar par exemple, et les In Content Links, des liens directement placés sur un ou plusieurs mots-clés présents dans le contenu. Text-Link-Ads, c’est le leader du marché et le lieu de rencontre des plus gros annonceurs du web, mais aussi des plus gros éditeurs. Généralement, ils sont assez tolérant avec les validations de nouveaux sites, mais pour trouver des annonceurs, il vous faut au moins un Pagerank 4 (argument de vente plus qu’autre chose) et un bon trafic, car TLA prend en compte l’Alexa. Puis bon, après les marketplace c’est toujours un peu une question de chance pour trouver des annonceurs.

La seconde régie publicitaire de rentabilisation par vente de liens textes que je vais vous présenter est Backlinks. Derrière cette appellation évocatrice se cache une régie publicitaire au fonctionnement assez similaire à Text-Link-Ads. À l’instar de ce dernier, à l’aide d’un script (PHP ou autre) facilement intégrable, les annonceurs peuvent automatiquement sélectionner votre site et ainsi placer leurs liens où vous désirez, sans que vous ayez à faire quoi que ce soit. Backlinks rémunère exclusivement selon le Pagerank, voir la grille des tarifs sur le site officiel.

La troisième plate-forme de rentabilisation par liens textes est LinkWorth. LinkWorth, c’est le tout en un par excellence. Articles sponsorisés, In-Text Ads, bannières, liens traditionnels, et j’en passe.

Vente d’encarts publicitaires

Je vais faire très court sur ce dernier point, parce que vraiment j’ai pas le temps ! Mon esprit… glisse ailleurs…
Voilà pour la blague du jour, toujours intégrer de l’humour bien placé dans ses articles, ça fait fuir les… Ben tout le monde.

Mais sérieusement, ce billet commence à s’allonger un peu trop à mon goût (c _ b mot en trois lettres).

La rentabilisation par vente d’encarts directe n’est pas une pratique très courante chez moi, et les rares fois où je l’ai fait c’était directement avec des annonceurs, ce qui fait que j’ai assez peu d’expérience dans ce domaine. Cependant beaucoup de blogueurs se tournent dorénavant vers la vente directe d’encarts publicitaires. Je vais présenter un service et un seul, parce que c’est le seul que je connais et que j’ai la flemme d’en chercher d’avantage. BuySellAds est une régie [...] très complète et intuitive [...] vous pourrez vendre des emplacements publicitaires sur paiement mensuel [...] le prix varie surtout en fonction de votre trafic [...] Matt Damon est gay [...] un minimum de 100 000 visiteurs par mois (sauf exceptions) [...] tracking très pertinent et précis [...] bonne journée à vous.

Posted by Éric Durant   @   9 March 2011 1 comments
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1 Comments

Comments
May 7, 2011
8 h 59 min
#1 Dorian :

Ce post est bien pratique pour apprendre les différentes façon de rentabiliser son blog/site. Je suis déjà sur clicbank, ça marche, je suis en train de préparer mon blog pro avec la promotion d’un premier produit d’affiliation. Je relirai ce billet pour m’en imprégner et diversifier ma rentabilisation de site.

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